Dans le cadre de l’extension d’un site industriel, Jeremias France a installé deux tours de ventilation FSC dédiées à l’évacuation de trois cabines de peinture.
Un projet en deux phases, conduit avec une contrainte forte : garantir une installation opérationnelle à chaque étape, sans compromettre la cohérence technique de l’ensemble.
Un projet global en deux phases, pensé à l’échelle du site
L’installation a été organisée pour respecter le calendrier de construction et la montée en charge progressive de l’exploitation.
- Phase 1 : installation d’une première tour de ventilation FSC Ø800 mm, dédiée à une seule cabine de peinture.
- Phase 2 : installation d’une seconde tour de ventilation FSC Ø1300 mm, dimensionnée pour deux cabines avec deux piquages de ventilateurs.
Ce découpage n’est pas un choix théorique, mais une réponse concrète à l’évolution du site. L’enjeu est double :
- Opérationnalité immédiate : disposer d’une installation fonctionnelle à chaque étape du chantier.
- Cohérence finale : garantir la performance globale une fois le projet totalement achevé.
C’est dans cette logique que Jeremias France a conçu une solution capable de s’adapter : une conception pensée pour un fonctionnement partiel dans un premier temps, puis un fonctionnement complet à terme.
Deux tours de ventilation industrielle FSC dimensionnées pour l’extraction d’air de cabines de peinture
Phase n°1 : la mise en service de la première tour, dans la continuité du projet
Une première tour de ventilation industrielle FSC classique (ø800mm), complétée par des éléments d’accès et d’exploitation intégrés dès l’origine, et raccordée à un ventilateur d’un débit de 23 000 m³/h.

Phase n°2 : l’installation d’une deuxième tour pensée pour un fonctionnement progressif
Une deuxième tour (ø1300mm), dimensionnée pour recevoir deux ventilateurs (débit total cible : 50 000 m³/h).
On retrouve également sur cette partie de l’installation, une plateforme 180° ainsi qu’une échelle à crinoline, permettant d’accéder aux équipements de contrôle.
La logique de phasage prend tout son sens sur cette deuxième phase. En effet le conduit a été conçu pour recevoir deux ventilateurs, mais dans un premier temps, un seul ventilateur est raccordé, avec un débit de 30 000 m³/h)
Autrement dit, le chantier n’a pas seulement été phasé du point de vue du calendrier. Il l’a aussi été du point de vue de l’exploitation. La solution a été pensée pour être pertinente immédiatement, puis évoluer simplement quand le site passera à son régime complet.

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Défi technique : une vitesse d’éjection contrôlée

Le défi technique est ici clairement identifié : une installation conçue pour fonctionner à 100 % mais mise en service à 50 % doit conserver une vitesse d’éjection conforme. En deçà de 10 m/s, l’extraction de l’air n’est plus assurée correctement.
- La situation initiale : le deuxième conduit est prévu pour accueillir deux ventilateurs, mais un seul est raccordé au démarrage. Le débit réel est donc temporairement inférieur à la cible finale.
- La solution technique : un cône d’éjection démontable a été intégré dès la conception pour accompagner cette phase intermédiaire.
- L’objectif : maintenir un comportement conforme aux exigences d’exploitation, même en fonctionnement partiel.
Une transition simplifiée pour l’avenir
Dès que le second ventilateur sera installé pour passer à un fonctionnement à 100 %, il suffira au client de retirer ce cône.
C’est ce qui évite de surdimensionner ou de modifier l’installation en cours d’exploitation.
Des accès techniques intégrés dès la conception
Sur ce chantier industriel, les éléments d’accès ne sont pas secondaires.
Les deux cheminées ont été conçues avec :
- une plateforme 180°,
- une échelle à crinoline,
- des trappes NFX accessibles à 6,5 m de haut.
Cette configuration répond aux obligations réglementaires de contrôle de l’empoussièrement et permettent une intervention en sécurité pour les équipes d’exploitation.

Une pose en deux temps, avec une logistique maîtrisée
Chaque tours de ventilation a été installée en une journée, avec le matériel suivant :
- Tours de ventilation équipée d’un système de décrochage automatique : cette configuration permet de poser la cheminée sans nacelle en tête. En effet, une nacelle à cette hauteur représente un coût significatif pour une opération de quelques minutes.
- Une nacelle utilisée uniquement pour la plateforme à mi-hauteur : hauteur d’intervention limitée, coût maîtrisé.
Ce type d’arbitrage logistique est souvent sous-estimé dans les projets industriels. Il contribue directement à la maîtrise du budget global.
Une solution industrielle pensée pour le terrain
Cette réalisation menée à Pamiers regroupe plusieurs contraintes fréquentes sur les sites industriels en extension :
- Phasage de construction, décalé dans le temps
- Montée en charge progressive de la production
- Exigences réglementaires sur le contrôle des rejets,
- Organisation des moyens de levage.
La réponse apportée, deux tours de ventilation dimensionnées pour leur usage final avec des solutions intermédiaires intégrées dès la conception, illustre une approche industrielle pragmatique : ni sur-spécifiée, ni à compléter en urgence.
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